Culture et divertissements
![]() Gare de marchandise de Mazamet
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Au cours de la seconde moitié du XIXème siècle, l'essor de l'activité textile mazamétaine fut contrarié par des problèmes d'approvisionnement en matière première. A cette époque, la laine provenait exclusivement de la tonte des moutons du Languedoc, de Provence et d'Espagne. Il fallut trouver un moyen de surmonter cette difficulté. C'est ainsi qu'un industriel, Pierre-Elie Houlès, eut l'idée en 1851, d'importer des peaux de mouton d'Argentine. Quelques années furent nécessaires à la mise au point de la technique originale du " délainage " qui permit pour la première fois de séparer la laine du cuir sans endommager l'une ou l'autre de ces matières. C'est en partie grâce aux eaux exceptionnellement douces (dépourvues de calcaire) de l'Arnette (la fameuse rivière du Peigne d'Or) que le délainage peut se développer dans la région. En effet, le procédé étant entièrement biologique, et utilisant la fermentation, une eau calcaire provoquerait un dépôt autour du poil au niveau du pore, empêchant ainsi sa libération. Rapidement, Mazamet devient le centre mondial du délainage : elle est connue dans les principaux pays d'approvisionnement en peaux lainées (Argentine, Australie, Nouvelle-Zélande, Afrique du Sud, Maghreb), et dans les pays acheteurs de laine (Nord de la France, Grande-Bretagne, Allemagne, Etats-Unis,…). La principale qualité de Mazamet est de pouvoir fournir en très peu de temps tous les types de laines de moutons originaires de l'hémisphère sud. |
FLORIALES 2010