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 Culture et divertissements
Histoire de Mazamet - La Légende du Peigne d'Or
« Saurimonde, la fée d’Hautpoul »
La cité la plus importante de cette région, célèbre par les luttes de la Croisade albigeoise, était au Moyen-âge, le fort inaccessible d’Hautpoul, dont les sept consuls s’intitulaient avec orgueil les Rois de la Montagne-Noire, et qui portait dans ses armes les six coqs de sable crêtés et barbés de gueules, emblèmes de se fierté et de sa bravoure. Hautpoul est placé sur un contrefort rocheux de la chaîne, au pied rongé par le torrent impétueux de l’Arnette qui gronde à une centaine de toises au-dessous de ses remparts. Du sommet de son donjon le guetteur aperçoit, au loin, par-dessus le pittoresque promontoire de St-Sauveur couronné de son église fortifiée, la belle vallée du Thoré aux verdoyantes prairies, plus loin encore le plateau du Causse dont un pli de terrain cache l’antique abbaye d’Ardorel, et, dans le fond, les hauteurs boisées du Sidobre. L’horizon est vaste et le contraste violent entre le premier plan et les paysages qui lui font suite.
 
Parmi les notables bourgeois de la ville, vaniteux de sa grosse fortune qu’il cherche à augmenter sans cesse, le chef des archers, Rivière, jouit d’une considération qu’il doit autant à son adresse à l’arbalète qu’à la situation élevée de sa famille. Son plaisir favori est la chasse et nul dans l’Hautpoulois ne peut se vanter d’atteindre le nombre de sanglier ou de loups, de lièvres ou de chevreuils que son arme a abattus.
 
Seul et harassé de fatigue, messire Rivière rentrait, par un beau soir d’été, de courir la plaine et il suivait pour regagner Hautpoul le lit sauvage et encaissé de l’Arnette, lorsqu’un frais éclat de rire, perçant au milieu du tumulte des eaux, l’arrêta net, pris soudain d’une vague inquiétude. Aux derniers rayons du soleil disparaissant derrière les hautes cimes, une scène adorable s’offrait à ses yeux. Là, à quelques pas de lui, une jeune femme d’une beauté merveilleuse, les épaules couvertes d’une magnifique chevelure dorée, joue dans un remous du courant avec une ravissante fillette. L’enfant et la belle inconnue, sa mère (on n’en peut pas douter, tant est grande l’analogie de leurs traits) se disputent, avec des rires et des exclamations joyeuses, un peigne d’or étoilé de diamants, véritable merveille, telle que nul être humain ne pourrait en refaire de semblable.
 A ce spectacle, pourtant charmant, Rivière pâlit, car il vient de reconnaître la fée Saurimonde dont si souvent à la veillée s’entretiennent les bonnes gens d’Hautpoul. Bien peu ont pu la contempler, mais tous ceux qui l’ont aperçue se souviennent encore de sa beauté magique, de sa splendide chevelure, de son adorable fillette et aussi du peigne d’or, bijou de reine, œuvre du diable, qui sert à sa toilette. Et le chef des archers repasse dans son esprit les chants des troubadours : ils l’ont tous célébrée, cette Saurimonde, et son nom est connu au loin, de Toulouse, où se tient la cour du comte Raymond, jusqu’à Montpellier, où le roi d’Aragon appelle les poètes ; et avec sa beauté, tous ont chanté son peigne d’or.
 
Cependant, tandis qu’il songe ainsi, Saurimonde, sortant du cristal du torrent, court se reposer sur un rocher de la rive ; la voici bientôt qui attire auprès d’elle son enfant : de sa blanche main, elle prend le peigne fameux et lisse avec tendresse les blondes boucles de la fillette.
 
Mais quoi ! un rien, un mouvement léger, un regard trop aigu de Rivière ! La fée se sent surprise et la vision s’évanouit : Saurimonde entraînant son enfant a regagné la grotte enguirlandée de chèvrefeuille qui lui sert de palais.
 
La nuit est descendue sur Hautpoul, lorsque le chasseur attardé franchit la porte de son château. Le souvenir du spectacle entrevu assiège son esprit et par-dessus tout, par-dessus la beauté de la fée, par-dessus la grâce de l’enfant, c’est le désir, la soif de posséder le peigne d’or qui hante son imagination.
 
Désormais, il n’a plus de repos, plus de sommeil : l’orgueilleux Rivière fuit ses amis, repousse ses flatteurs. La chasse n’a plus d’attraits pour lui ; seule, la vision troublante du royal joyau le poursuit et le possède. Le changement est tel que tous en parlent dans Hautpoul ; mais lui, muet, n’a confié à personne son secret.
  Un soir, sombre, anxieux, il prend son arbalète depuis longtemps oubliée. Où va-t-il ainsi ? Comme un insensé il dégringole en courant les pentes abruptes que dominent les noirs remparts de la cité. Il se glisse au milieu des rochers et des buissons qui bordent le torrent écumeux. C’est là que la vision lui apparut !
 
Par la croix de Saint-Brès ! Elle y est encore ce soir. C’en est fait ! L’arbalète à l’épaule, il presse la détente… et le chef des archers, le tireur qui jamais n’a manqué son coup, le chasseur adroit qui ne revient jamais les mains vides, voit avec stupeur le carreau de son arbalète tomber à quelques pas de lui, tandis que la fée Saurimonde, plus belle et plus rieuse que jamais, le montre du doigt à son enfant en raillant sa maladresse.
 
Maintes fois, par la suite, Rivière, de la plus en plus torturé du désir de posséder le peigne d’or, renouvelle son odieuse tentative ; elle tourne toujours à sa confusion et son dépit augmente en même temps que son envie.
 
C’est après une nouvelle déconvenue que notre homme gravit le chemin escarpé, pavé de larges dalles, qui mène à l’église de St-Sauveur : -« Mon cousin l’abbé, s’est-il dit, saura mon secret ; je suis certain que lui du moins le gardera : peut-être même, en qualité de clerc, pourra-t-il me donner la recette qui fera passer dans mes mains le peigne d’or de Saurimonde. »
 
-« Oui, c’est pour sûr une fille du diable, lui répond le prêtre ; et tu as pour réussir un moyen infaillible : aie soin de fixer sur le projectile qui doit te servir une monnaie de notre seigneur le Comte, dont la croix de Toulouse orne le centre ; tu atteindras sûrement ton but ; la bonne arbalète portera avec sa précision habituelle et Saurimonde frappé à mort t’abandonnera son bijou ».
 
A ces mots, Rivière sent son espoir renaître et le lendemain même le soleil couchant le voit à son poste, dans les lieux témoins de ses ridicules déconvenues…
 
Voici enfin l’heure où la fée aux cheveux d’or apparaît. Saurimonde se montre, plus belle que jamais ; un voile léger couvre à peine son corps adorable ; sa chevelure dénouée flotte sur ses épaules et ses yeux profonds et clairs semblent sourire, en cherchant du regard son maladroit ennemi. Toute heureuse, elle s’approche de l’eau limpide du torrent et sa ravissante fillette, vraie miniature de sa beauté, court la rejoindre.
 
Maintenant, il fait presque nuit ; le froid descend ; Saurimonde, le peigne d’or à la main, appelle son enfant qui joue encore et lui échappe sans cesse.
 
-« Par Dieu, rivière, c’est le moment d‘agir, le joyau est à toi ! »
 
Une lueur féroce dans son œil avide, il ajuste, sûr cette fois de son coup ; il presse la détente…
 
Ciel ! Un cri terrible a retenti ; c’est l’enfant qui est atteinte et la mère éperdue, jetant dans le torrent furieux le peigne d’or désormais inutile, emporte dans ses bras sa mignonne fillette dont une plaie sanglante rougit la peau nacrée. Mais la fée qui ne connaît que les jeux et les rires, s’arrête au seuil de la demeure qu’elle ne franchira plus jamais. Au milieu des sanglots dont elle couvre le cadavre chéri, elle lance au misérable orgueilleux l’imprécation de son désespoir. -« Malheur à toi ! Assassin de mon enfant, de grande Rivière que tu étais, tu deviendras petit ruisseau ! »
 
Puis elle disparut et nul ne l’a revue depuis.
 
Le vainqueur de Saurimonde cherche vainement dans le torrent le peigne d’or, cause de son forfait ; il ne put jamais le retrouver. Mais la prédiction de la fée se réalisa et la descendance de Rivière, tombant de chute en chute dans l’obscurité et dans la misère, a aujourd’hui complètement disparue dans l’Hautpoulois.
 
Il ne reste de cette légende que la grotte de Saurimonde qui porte encore le nom du Peigne d’or. Mais le palais de la fée a été presque complètement éventré pour laisser passage dans ces dernières années, à la route si pittoresque qui suit le fond du ravin de l’Arnette en amont de Mazamet. 

(Conte traditionnel de la Montagne noire, littérarisé et arrangé par Henri Tournier vers 1899-1900 Revue du Tarn vol XVII, année 1900).
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Renforcement du dispositif Renforcement du dispositif
de vidéoprotection
Renforcement du dispositif

Renforcement du dispositif de vidéoprotection

Neuf nouvelles caméras viennent d'être installées pour mieux quadriller les entrées et sorties de la ville. 
 
Deux caméras ont été installées au rond-point de la Chevalière, une avenue Maréchal Juin, trois autres au rond-point du Centenaire et trois dernières au carrefour des Bausses. Les emplacements ont été étudiés en concertation avec la police nationale et déclarés en préfecture.
 
Ces toutes nouvelles caméras viennent s’ajouter aux 17 déjà installées sur l’hyper-centre et la place de la Lauze. 
 
Sur les neuf caméras, sept pourront lire toutes les plaques d’immatriculation, jour et nuit. 
De plus, la Ville va également procéder au changement de deux caméras déjà installées aux abords de l’Hôtel de Ville pour du matériel de dernière génération ainsi qu’au remplacement des deux caméras de la place de la Lauze par des caméras dômes, conçues pour résister aux tentatives de casse ou d'arrachement.
 
L’objectif de ce dispositif de vidéoprotection est de lutter contre les incivilités, prévenir et élucider les délits et plus largement de contribuer à la sécurité publique et à la sérénité des mazamétains.
 
Le coût de l’équipement représente 100 000 € HT, dont 50 000 € à la charge de la commune, l’Etat subventionnant 50% du montant de l’opération dans le cadre d’une DETR (Dotation d'Équipement des Territoires Ruraux).
 


Neuf nouvelles caméras viennent d'être (...)
Espace Apollo Espace Apollo
Apéro-concert le 25 février à 18h
Espace Apollo

Espace Apollo Apéro-concert le 25 février à 18h

Jazzités en Apéro Concert
le 25 février à l'Apollo
 

Les Jazzités avec la voix chaude et sensuelle de Nathalie vous feront vibrer sur des réadaptations inattendues de standards du jazz, du blues, de la musique latine, du funk et même de la pop ! Pas de barrières entre les styles pour ces cinq tarnais de cœur mais juste une folle envie de partager la musique et l’ambiance des petits clubs new-yorkais ! ».

Apéro-concert le samedi 25 février – 18h – Entrée gratuite dans la limite des places disponibles.


https://soundcloud.com/user-162711005/les-jazzites-making-whoopeehttps
 
https://soundcloud.com/user-162711005/les-jazzites-is-it-a-crimehttps
 

Retrouvez toute la programmation sur le site internet www.espace-apollo.fr
 


Jazzités en Apéro Concert le 25 (...)
Braderie des commerçants Braderie des commerçants
Samedi 25 février
Braderie des commerçants

Braderie des commerçants Samedi 25 février

L’association des commerçants de mazamet vous donne rendez-vous samedi 25 février pour "LA JOURNEE DES BONNES AFFAIRES".

Prêt à porter homme-femme-enfant, maroquinerie, cuir, chapeaux, lingerie, beauté, mais aussi confiserie, déco, tissus, ameublement, menuiserie, vous trouverez tout ce qu’il vous faut, bien au chaud sous la halle de Mazamet !


La journée des bonnes affaires, c’est samedi 25 février de 9h à 20h, sous la halle de Mazamet, avec les commerçants du bassin mazamétain.
Entrée gratuite, restauration sur place

Plus d'informations :
Association des Commerçants et Artisans du bassin Mazamétain
05.63.61.40.02


L’association des commerçants de mazamet (...)
Les écoliers au Tennis Club Les écoliers au Tennis Club
Samedi 25 février
Les écoliers au Tennis Club

Les écoliers au Tennis Club Samedi 25 février

Samedi 25 février de 14h à 17h au Tennis de la Chevalière : jeux, animations, goûter offert pour les enfants des écoles des Bausses, du Gravas et de Labrepsy ayant participé à l'activité "Tennis découverte" dans le cadre des NAP (activités périscolaires).

Renseignements : Frédéric LAGO 06 13 22 91 45


Samedi 25 février de 14h à 17h au Tennis de (...)
Mazamet, un des 100 Plus Beaux Détours de France
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